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L´art est un sport de combat

co-produced by The Museum of Fine Arts, Calais

 

Jocelyn Cottencin est un artiste dont une part significative du travail se fonde sur le graphisme et la typographie. En créant spécialement pour cette occasion une nouvelle typographie, c’est lui qui, d’une certaine manière, donne forme au slogan L’art est un sport de combat. Sport de combat, certes, et donc de compétition, l’art aujourd’hui est le champ clos de multiples stratégies dont le but commun est sans doute d’élargir et la durée et la rentabilité
du fameux quart d’heure de célébrité auquel, dixit Andy Warhol, chacun peut prétendre. Devenir riche et célèbre semble être le fantasme caché (ou avoué) de nombre d’artistes et dans ce contexte, que celui qui n’a jamais péché lance la première pierre ! Toutefois l’art est aussi le lieu d’autres combats, d’autres enjeux, d’autres relations, d’autres regards, d’autres espoirs, d’autres utopies. Cette situation aussi contrastée que stimulante, Cottencin l’évoque à plusieurs niveaux, selon différentes approches. Ce nouvel alphabet a été créé au moyen de fusil de paint-ball, chaque lettre étant obtenue de plusieurs impacts de billes de peinture et de leurs coulures : nouvelle modalité
du dripping adaptée au sport/jeu de combat. C’est fermement affirmé et c’est joyeux ! C’est ainsi, à ce double niveau de l’engagement
et du plaisir visuel, qu’apparaît le titre de l’exposition sur le grand mur du hall central. Sur les surfaces latérales, et formant triptyque, deux grands dessins : d’un côté les silhouettes des stars de l’art business, ceux-là qui constituent, selon la malicieuse allusion sportive de l’artiste, « l’équipe du Cosmos de New-York » (Damien Hirst, Tadashi Murakami, Maurizio Cattelan, Jeff Koons) ; de l’autre ce qu’on pourrait appeler les portraits de famille, ceux des ancêtres dont à divers titres l’artiste se réclame (Kurt Schwitters, Francis Picabia, Marcel Duchamp, Kasimir Malevitch, Dziga Vertov, Yves Klein, Alexander Calder et Constantin Brancusi)). Enfin, on retrouvera l’énergique vitalité du lettrage sur les affiches et les cartons d’invitation, sur la signalétique interne du musée (cartels) ainsi que sur le catalogue de l'exposition.
Jean Marc Huitorel,
critique et commissaire de l'exposition

Jocelyn Cottencin is an artist whose work is largely based on graphics and typography. By creating a new type especially for this exhibition, he gives shape, in a certain way, to the statement Art is a combat sport. Combat sport, of course, and so competition, today art is a self-contained field of multiple strategies with the undoubted common goal of expanding the duration and profitability of the famous fifteen minutes of fame which, according to Andy Warhol, everyone can have. Becoming rich and famous seems to be many artists’ secret (or non-secret) fantasy and, in this context, let he who is without sin cast the first stone! However, art is also a place of other combats, other challenges, other relationships, other looks, other hopes, other utopias. This situation is as contrasting as it is stimulating and Cottencin evokes it on several levels using different approaches. This new alphabet was created using paint-ball guns, each letter being formed by several impacts of paint balls and their colours: a new method of dripping adapted to sport/combat game. It is firmly confirmed and enjoyable! Thus, on this double level of commitment and visual pleasure, the title of the exhibition appears on the big wall in the central hall. On the lateral surfaces, and forming a triptych, titled “Family tree/Untlited/Cosmos team”, there are two large designs: on one side silhouettes of stars in the art business, those who, according to the artist’s mischievous sporting allusion, form “the Cosmos team of New York” (Damien Hirst, Tadashi Murakami, Maurizio Cattelan, Jeff Koons); on the other side what could be called family portraits, ancestors who claim the title of artist in different ways (Kurt Schwitters, Francis Picabia, Marcel Duchamp, Kasimir Malevitch, Dziga Vertov, Yves Klein, Alexander Calder, Constantin Brancusi). Finally, we find the vital energy of the lettering on the posters and invitation cards, on the museums interior signs (wall labels) as well as on the catalogue of the exhibition. 
Jean Marc Huitorel, curator of the exhibition