Jocelyn Cottencin

FAIRE FEU

FAIRE FEU FAIRE FEU FAIRE FEU FAIRE FEU FAIRE FEU FAIRE FEU FAIRE FEU FAIRE FEU FAIRE FEU FAIRE FEU
X
X

FAIRE FEU

In 2016 the artist Jocelyn Cottencin conceived a performance project for 12 dancers. The project was first performed at the Centre Pompidou in April 2016. Working at the crossroads of installation art, architecture, graphic design, video art and dance, Jocelyn Cottencin logically proposes with ‘Monumental’ a project that subtly moves borders.

 

In the beginning, Monumental was a film; at the end, it was also a proposal for the stage. In the beginning, monuments, statues, memorials that accentuate the public space; at the end, the setting in motion of these stone or concrete structures by 12 performers/choreographers whom Jocelyn Cottencin met over the course of his collaborations. The objective of ‘Monumental’ is not to construct live sculptures, but on the contrary to set in motion the fixed images, to blur the stationary shapes of statuary so that a narrative can emerge, the floating outline of a storyline.

 

Ten months later, after a conference by Jocelyn Cottencin at the School of Fine Arts in Paris in February 2017, an idea emerged to pass on this piece to a group of 16 students from the class of choreographer and teacher Emmanuelle Huynh.

 

From March to June 2017, Jocelyn Cottencin passed on the piece while filming the work stages. Depending on where the performance takes place, the score of Monumental, which consists of 15 monuments, provides that a monument will be removed and that performers will work instead on a contextual element of the environment. Jocelyn Cottencin proposed this work method to the group of the School of Fine Arts in Paris, thinking that it would be easy to agree on a ‘monument’ on which to work. When he put forward this request to them – to jointly choose a monument or to reflect on what would constitute a monument for them – he did not expect that the work unity established during the reprise of Monumental would crack as a result of the impossibility of finding a common question or a common object. This is the context in which the Faire feu project came into being.

 

Faire feu has become the 16th monument of the score. Faire feu is a fiction, a documentary, a performance, an incomplete tale, around 16 young art students, about engagement, the community, images, art in contemporary society, desire and doubt. In the society in which we live, committing oneself to art may seem laughable given the social, economic, environmental and political issues we face.And yet at the same time it seems that it is probably indispensable.

 

Fifty years after Mai ’68, this film is also a group painting that in no way represents an epoch, far from it. They appear as a possible resistance to the models proposed and even imposed by contemporary society. The film consists of different motifs: the studio work around Monumental, naps, singular claims, lists of words of what matters, collective dances and memories. The technical set-up has been limited as much as possible in order to retain a certain fluidity, an ability to adapt to situations. ‘I would like this film to be both urgent and slow, furious and calm, doubtful and determined.’

X

FAIRE FEU

En 2016, l’artiste Jocelyn Cottencin réalise un projet de performance pour 12 danseurs. Ce projet a été créé au Centre Pompidou en avril 2016. Travaillant à cheval entre installation, architecture, graphisme, vidéo et danse, Jocelyn Cottencin propose logiquement avec Monumental un projet qui déplace subtilement les frontières. Au départ, Monumental était un film ; à l’arrivée, c’est aussi une proposition pour le plateau. Au départ, des monuments, des statues, des mémoriaux qui scandent l’espace public. À l’arrivée, une mise en mouvement de ces structures de pierre ou de béton par douze interprètes / chorégraphes que Jocelyn Cottencin a rencontré au fil de ses collaborations. Il ne s’agit pas avec Monumental de construire des sculptures vivantes mais au contraire de faire bouger les images fixes, de flouter les formes figées de la statuaire pour que naisse un récit, l’ébauche flottante d’une narration.

 

Dix mois plus tard après une conférence après une conférence de Jocelyn Cottencin aux Beaux arts de Paris en février 2017, est née l’idée d’une transmission de cette pièce à un groupe de 16 étudiants de l’atelier de la chorégraphe et enseignante Emmanuelle Huynh. De mars à juin 2017, Jocelyn Cottencin transmet la pièce tout en filmant les étapes de travail. Dans la partition de Monumental constituée de 15 monuments, il est prévu en fonction des lieux ou est jouée la performance, d’enlever un monument et de travailler sur un élément contextuel de l’environnement.

 

Aux Beaux arts de Paris, Jocelyn Cottencin proposa cette modalité de travail pensant qu’il serait simple de se mettre d’accord sur un « monument» sur lequel travailler. En leur adressant cette demande choisir collégialement un monument ou réfléchir à ce qui ferait monument pour eux il ne s’attendait à ce que l’unité de travail constituée dans la reprise de Monumental se fissure par l’impossibilité de trouver une question commune ou un objet commun. C’est ce contexte qui a généré le projet «Faire Feu».

 

« Faire feu » devient le 16e monument de la partition. «Faire Feu » est une fiction, un documentaire, une performance, un récit lacunaire, autour de 16 jeunes étudiantes et étudiants artistes, sur l’engagement, la communauté, les images, l’art dans la société contemporaine ,le désir et le doute. Dans la société dans laquelle nous vivons, s’engager dans l’art peut paraître dérisoire à la vue des contextes sociaux, économiques, environnementaux et politiques. Pourtant il apparaît que c’est probablement dans le même temps indispensable.

 

50 ans après mai 68, ce film est aussi une peinture d’un groupe qui n’est en rien représentatif d’une époque mais bien au contraire. Ils, elles apparaissent comme une possible résistance aux modèles proposés voire imposés par la société contemporaine. Le film est constitué de différents motifs : le travail d’atelier autour de Monumental, des siestes, des paroles singulières, des listes de mots de ce qui comptent, des danses collectives, des mémoires. Le dispositif technique est réduit au maximum, pour garder une fluidité, une adaptabilité aux situations. « J’aimerais que ce film soit à la fois dans l’urgence et dans la lenteur, dans la fureur et dans le calme, dans le doute et dans la détermination."

X